La fille d’Annie Girardot a eu du mal à laisser sa mère en maison médicalisée – Elle ne pouvait pas payer ses soins

Annie Girardot a souffert de la maladie d’Alzheimer durant de nombreuses années. Elle a pu compter sur le soutien de sa fille, qui était à ses côtés chaque jour jusqu’à son dernier souffle.

Atteinte de la maladie d’Alzheimer, Annie Girardot en a ressenti les premiers symptômes en septembre 97 alors qu’elle était sur scène. Cela ne l’a pas freiné, et la comédienne a continué à jouer durant 14 longues années sans que le public ne soit au courant de sa maladie.

Après sa mort, des rumeurs stipulaient que Line Renaud et Alain Delon ont payé ses soins médicaux. Sa fille Giulia a tenu à rétablir la vérité. Découvrez-là.

Jouer avec alzheimer – cacher la maladie à tout le monde

Annie Girardot reste un nom indétrônable de la variété française. Elle était dotée d’un talent tellement immense qu’elle a tourné de nombreuses scènes étant malade, sans que le public ne s’en aperçoive.

Elle a longtemps souffert de la maladie d’Alzheimer, dont les premiers symptômes sont apparus en septembre 1997 en présence de sa fille Giulia.

Bien que souffrant de cette terrible maladie, Annie Girardot n’a jamais baissé les bras. Elle a continué de livrer des prestations de haut niveau non pas pour de l’argent, mais par amour pour ce métier.

Sa fille Giulia, a accordé un long entretien paru dans Paris Match. Elle est revenue sur le début de maladie de sa tendre maman.

Lorsqu’il lui a été demandé si une personne avait découvert la maladie de sa maman, Giulia a donné une réponse assez surprenante :

¨Personne n’a jamais su. Le seul dans la confidence, c’était le metteur en scène. Maman, sur le plateau, répétait ce qu’elle ­entendait dans l’oreillette¨.

Alors, quand est-ce que tout ceci a commencé ? Un soir de septembre 97, Annie Girardot était à Montevideo (Uruguay). Accompagnée de sa fille et de son équipe, elle a présenté la pièce ¨Madame Marguerite¨ durant un festival de théâtre.

Malheureusement, le pire s’est produit. Alors qu’elle était sur scène, Annie a soudainement repris le début de son texte. La star s’était emmêlée et elle l’avait constaté. Elle a recommencé le texte et elle a réussi à terminer la pièce comme c’était prévu.
Au sortir de la scène, Annie avait compris ce qui venait de se passer. Elle a regardé sa fille dans les yeux et elle lui a dit en sanglotant :

« Ça y est, c’est foutu. Je suis morte ! »

À partir de ce moment, la maladie d’Alzheimer a commencé à s’installer progressivement. Pire encore, de sa vie, elle ne se souvenait plus que des épisodes les plus lointains.

Dans ces conditions, on s’imagine bien qu’il était difficile de tenir une conversation avec elle. Et pourtant, Giulia n’a éprouvé aucune difficulté à maintenir le contact avec sa maman.

Comment s’y est-elle prise ? Elle a répondu :

¨Depuis l’enfance, il nous suffisait d’un mot, d’un regard pour nous comprendre. Des décennies plus tard, c’était toujours la même chose (…) Avec un regard, un signe, je la comprenais malgré tout. Nous correspondions ainsi¨.

Toujours là, Giulia a compris sa maman sans mots

Giulia a toujours été là pour sa maman durant ces longues années particulièrement difficiles de sa vie. Jamais elle n’a abandonné sa maman durant son long combat, et elle ne le faisait pas par devoir, mais bel et bien par amour.

Jusqu’à la fin, Annie est restée une femme fière de ce qu’elle était et de ce qu’elle avait accompli. Cependant, cela ne l’a pas empêché d’éprouver de la honte liée à son état de santé :

¨Je la voyais porter la main à la tête, toucher ses cheveux et ramener sa mèche sur le front. Comme si, inconsciemment, elle voulait la rabattre sur son visage et se cacher derrière. Comme si, en fait, elle avait honte d’être vue dans cet état. Cela nous mettait les larmes aux yeux. Qui aurait pu avoir honte de quoi que ce soit ?¨,

confiait sa petite fille Lola.

Ça fait en effet très mal d’imaginer une personne si attachante se retrouver sans un tel état, et en éprouver de la honte, car après tout, nul n’est à l’abri de cette maladie.

Après le décès, le soulagement a été vu sur le visage d’Annie – mais des rumeurs sont apparues

Quand l’état de la comédienne s’est empiré, sa famille n’avait pas d’autre choix que de la placer dans une maison médicalisée à Paris. Sa fille, sa petite-fille et ses amis lui ont régulièrement rendu visite.

En rentrant, ils éprouvaient toujours beaucoup de peine à l’idée de la laisser dans cet établissement, mais ils ne pouvaient faire autrement.

Le 25 février 2011, l’état de santé de la comédienne s’est aggravé, et elle a été conduite d’urgence à l’hôpital Lariboisière. Sa famille a alors compris que c’était le début de la fin.

D’après les confidences de Giulia, plusieurs membres de sa famille sont restés au chevet d’Annie durant trois jours. Ils se sont occupés d’elle comme on prend soin d’un bébé. Ils lui ont même chanté en chœur un titre qu’elle adorait : « Qu’est-ce qu’on attend pour être heureux ? ».

Giulia a ajouté :

¨Je peux vous assurer qu’elle ne souffrait pas. Le moment venu, je lui ai fermé les yeux le plus doucement possible. Elle était apaisée. Elle était vraiment belle. Elle est partie en paix avec elle-même et avec le monde¨.

Après le décès d’Annie, le monde du cinéma français était en deuil. Les médias se sont naturellement penchés sur cette triste nouvelle, et il a été dit que Line Renaud et Alain Delon avaient payé ses soins et géré les frais liés à son enterrement. Cette information a été énergiquement démentie par Giulia.

Elle a dit :

¨Maman n’est pas partie riche, mais elle n’est pas partie comme une miséreuse. C’est Annie Girardot, et elle seule, qui a payé son séjour en maison spécialisée, ainsi que les frais de ses obsèques. Personne n’a jamais payé quoi que ce soit pour elle. Qu’on lui foute la paix !¨.

Sa petite-fille Lola a ajouté :

¨Jusqu’au bout, même pendant sa maladie, ma grand-mère a vécu dans la dignité et le respect¨.

Reposez en paix grande dame !

 

La source

Avez-vous aimé l'article? Pour partager avec des amis:
Ajouter un commentaire