Toute seule dans la rue en pleine nuit, j’avais vraiment besoin d’aide…

Cette histoire m’est arrivée il y a une dizaine d’années, peut-être un peu moins. Oui, oui c’est mon histoire personnelle et je veux en parler sans fioriture ni fiction. J’étais en deuxième année d’université, je passais joyeusement mon temps libre, mais j’étais toujours sur mes gardes. Je veux dire, je n’avais aucune dépendance de l’alcool et tout. Juste de la musique, des amis et des rires…

C’était l’automne dans la rue. Je me souviens que le temps à l’extérieur était le même qu’aujourd’hui – venteux, un peu froid, mais c’était une journée d’automne agréable. À cette époque, je louais un appartement près de la station de métro Kashirskaya. Ceux qui connaissent Moscou, savent que c’est un quartier très agréable et on est à deux pas du parc Kolomensky. Pour arriver chez moi, il suffissait de traverser une petite ruelle en quinze minutes ou marcher le long de l’avenue en mettant deux fois plus de temps.

Ce soir-là, je rentrais du concert de mon groupe de rock adoré « Spleen » et j’ai décidé de prendre un raccourci. Il était presque minuit et la rue était déserte … J’ai rassemblé toute mon intrépidité dans un poing et me suis précipité en avant. Je dois dire que dans la vie de tous les jours je m’habille d’une façon très simple, je porte rarement des talons. Mais je jour là, j’en portais.

Arrivée au milieu de l’allée, je me suis aperçu qu’elle n’était pas si déserte: sur un banc, un groupe de jeunes hommes visiblement déjà éméchés se ragaillardissait. En me voyant marcher toute seule en pleine minuit, ils ont commencé à « s’intéresser » à ma personnalité.

– Rejoignez-nous, jeune fille, ont-ils proposé ironiquement. Alors j’ai tout de suite compris qu’il ne fallait pas attendre de bonnes surprises de ce soir.

Je n’ai pas répondu. L’un des jeunes hommes s’est approché de moi. Les pensées qui tournaient dans ma tête étaient du genre « Cours! », « Je suis dans la merde! » et « Je n’irai plus jamais à des concerts. » Il était inutile de courir ou d’appeler au secours. Alors je suis restée pointée couverte de jets de sueur froide. Soudain, j’ai entendu un grognement derrière moi. Soudain, cinq gros chiens se sont approchés de nous et m’ont littéralement pris dans un cercle. Le mec était stupéfait. Furieux, il a sorti un gros mot. Je ne sais pas ce qui a poussé les chiens à me protéger, mais je pense que les chiens errants ont le réflexe contre certaines atrocités humaines. Mes sauveurs m’ont accompagné sans me lâcher une seconde. M’ayant escorté jusqu’à l’entrée de chez moi, ils ont disparu aussi vite qu’ils étaient apparus, me laissant perplexe quant aux raisons de leur action.

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